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La Tulipe

J’ai commenté un lieu de sortie du Plateau en janvier, le Diable Vert. Maintenant voici mon appréciation d’une autre discothèque courrue du Plateau : La Tulipe.
J’y étais hier soir, alors encore une fois, vaut mieux battre le fer pendant qu’il est chaud.

Pour avoir cotoyé cet endroit depuis août dernier, je peux dire que c’est LA discothèque pour les 25-35 ans. Il y a toutefois un pré-requis pour l’apprécier : il faut aimer la musique des années 80 puisque c’est le style musical de la place en question du début à la fin. Avant d’aller plus loin, je dois mentionner que La Tulipe est d’abord un théatre-cabaret où il se donne des concerts rock, de chanson francophone, de jazz et variétés. Ces spectacles se donnent majoritairement en semaine. Tandis que le vendredi, c’est la soirée hasbeen-wannabe. Même après avoir lu la description de cette soirée sur leur site Internet et après y être allé une fois un vendredi, j’ai de la misère à cerner le thème de la soirée en question.

Ma critique concerne surtout le samedi soir, la grosse soirée à La Tulipe à mon avis, la soirée Pop 80.

Comme toute discothèque populaire à Montréal, vaut mieux vous y présenter avant 23h si vous ne voulez pas vous heurter à une file d’attente. D’ailleurs, il y a souvent encore un line-up passé 1:00 am. Quelques personnes m’ont dit récemment que La Tulipe est LA place IN pour les 25-35 ans à Montréal depuis 1 an ou 2. Je n’ai pas de misère à le croire. Du haut de mes 30 ans, je m’y sens en plein dans la moyenne d’âge. En ce qui me concerne, c’est pour cette raison que l’endroit marque le plus de points. Pour le reste, l’ambiance y est bonne. Elle est d’ailleurs à son apogée lorsque le DJ fait jouer le remake de Désanchantée (Kate Ryan).

Le principal inconvénient est le même qu’au Diable Vert, la congestion. À partir d’environ 23:30, il est de plus en plus difficile de bouger. Autant sur la piste de danse que partout ailleurs. J’avoue que cet aspect était moins pire l’été passé.
Autre point négatif, l’attente au bar est très longue en général. Armez vous de patience ou sachez bien vous faufiler si vous voulez attendre moins de 5 minutes pour avoir une bière.

Ce point de vue est très personnel, mais j’ai remarqué aussi depuis hier une certaine dégradation de la qualité de la clientèle. La Tulipe ressemble de plus en plus à un « meat market » cotoyé par des gens de toutes espèces. Une fois entré, on remarque rapidement que de nombreux regards insistants et rélévateurs sont échangés. On peut aussi rapidement spotter quelques personnes qui font leur show. Une fille à l’allure playmate qui se laisse aller sur le stage, des gars au look métrosexuel qui semblent laisser volontairement planer un doute sur leur orientation, un couple de filles qui s’enlacent de façon provoquante, un couple d’hétéro situé en plein millieu de tout le monde et qui ne se lâche pas une seconde de la soirée en faisant une danse un peu osée, et j’en passe. Toutefois, dites vous que ce sont les éléments qu’on remarque, mais encore une bonne partie de la clientèle n’a rien d’extravagant. D’ailleurs, lorsqu’on se sent moins énergique pour danser, on peut facilement passer le temps en regardant le spectacle. Je ne parle pas ici des deux filles, mais non voyons !!

Quelques liens pertinents :
Description des soirées hasbeen-wannabe et Pop 80
Historique de La Tulipe

Un marcheur à la noirceur

Le temps d’un billet, je vais concurrencer un blogueur bien connu, l’auteur de un Taxi la nuit.

J’arrive juste à temps à mon cours d’art martial. Je cherche un stationnement mais impossible. À cause du déneigement, la plupart des rues près du club ont une pancarte orange indiquant que le stationnement y est interdit jusqu’à demain matin. Le stationnement à côté du club est déjà surchargé. Autant m’y faire, je vais encore manquer le cours ce soir. En retournant chez moi, je me demande qu’est-ce que je vais faire pour compenser. Gym ? non. Je trouve ça plutôt ennuyant et j’y vais déjà assez souvent. Une marche ? ok une marche rapide. Les vents sont commencés et ils annoncent une chûte de température. Bon ! à quoi me sert mon nouvel ensemble d’hiver si je ne l’utilise pas ?

De retour chez moi, je m’habille pratiquement comme si j’allais faire du ski. Je suis bien décidé à faire une marche sportive d’environ 1 heure.

Je commence à marcher, coin Mont-Royal, Papineau direction sud. Je biffurque un peu vers l’est pour me rendre jusqu’à De Lorimier et je me dirige à nouveau vers le sud. Mon objectif ultime est la côte séparant le plateau Mont-Royal et Ville-Marie au sud de la rue Sherbrooke. Je vais la descendre pour la remonter ensuite à la course, ça me fera un minimum de cardio. Jusque là, tout va bien. Les vents et le froid sont encore supportables.

J’ammorce ma descente et me dirige vers la rue Ontario. J’ai l’idée de tourner sur Ontario et me diriger vers l’ouest pour remonter la côte à la rue Berri. Plus j’approche de la rue Ontario, plus je me dit que ce n’est pas une très belle place pour marcher le soir. Pas grave, pas le temps de me questionner.

Je tourne à droite sur Ontario. Après quelques mètres à peine, je me fais couper par un genre de punk-gothique tatoué « en bédaine ». Outch! ça commence bien. Je l’évite et je continue ma marche. Je me dis qu’il a du en fumer du vraiment bon pour se promener dehors en bedaine à -25 degrés celcius de température ressentie.

Je continue et j’arrive au coin de Papineau, la lumière est rouge. Je remarque un type à l’allure très louche sur l’autre coin. Un gars assez grand, de grosseur moyenne, portant un vieux coat de cuir. Il est positionné pour regarder de biais à moi mais je sens qu’il me regarde furtivement. La lumière tombe verte, je traverse en me dirigeant vers lui. Il semble rester délibérément en plein millieu du trottoir pour bloquer le passage. Je ne m’en préoccupe pas trop et je l’évite en empiètant un peu sur le rebord de neige. Une fois rendu un peu plus loin, il me dit « Hey l’gros ! ». Je ne suis pas sur qu’il me parle mais j’arrête et me tourne. Il me dit « oui toi, as tu une smoke ? ». Je lui dis « nah! je fume pas », et je recommence à marcher. Je remarque un gars en avant de moi, un petit gros portant lui aussi un vieux coat de cuir. Sans se tourner, il crie « Quelqu’un me suit hein l’gros ? ». Le gars en arrière de moi lui répond « Oui quelqu’un te suit l’gros ».

Je constate que les deux imbéciles jouent un petit manège. Ils sont probablement sur la dope et cherchent le trouble. Faut avouer que je ne fit pas très bien dans le décor avec mon kit d’hiver complet. L’adrénalyne commence à monter et j’analyse la situation. J’ai « sizé » les 2 gars, et physiquement je me sens assez sûr de moi. Par contre, je me dis qu’ils ont beaucoup moins à perdre que moi. Ils sont peut être en manque de drogue et sont prêt à n’importe quoi pour en obtenir. Je suis coincé entre les 2 gars, mais il sont tous les 2 à environ une longueur de voiture de moi. Le plus grand des 2 me suit. Il continue de parler au gros en avant de moi: « Hey l’gros, t’es vraiment suivi ». Je me dis que si je continue dans cette direction, le grand va me rattraper et s’il me rattrape, je ne vois pas comment ça pourrait ne pas finir en bagarre. Je ne sais pas si vous vous êtes déjà senti piégé et dans une situation un peu précaire. Je commençais à avoir ce feeling. C’est la troisième ou quatrième fois en tout et partout que ça m’arrive en 10 ans à Montréal. Le ratio n’est pas si mal puisqu’à chaque fois, c’était dans un quartier un peu plus à risque.

Au risque que les deux imbéciles me prennent pour une moumounne, je décide de me placer en meilleure posture. J’enjambe le petit banc de neige et je traverse la rue.
Je reprend rapidement ma vitesse de croisière, et je constate que le grand vient de traverser la rue lui aussi et me suit. Je ne vois plus le gros. Il me lance : « Qu’est-ce t’as à me suivre ? ça fait 2 fois que je te vois ici ». Je ne lui répond pas et je continue de marcher à un pas rapide mais assuré. Le gars divague, je crois que c’est la première fois que je passe à pied dans ce coin dans les 5 dernières années. Il cherche à me provoquer, me faire réagir. Il continue de divaguer. Sans me retourner, selon le timbre de sa voix, je constate qu’il est loin, et qu’il se rapproche. Il s’éloigne à nouveau et se rapproche à nouveau. Ok, je crois avoir compris. Le gars n’est tout simplement pas en forme et a de la misère à me suivre. Je continue à ce rhytme sans me retourner et toujours prêt à me défendre s’il se met à courir pour me rattraper. Après 2 coins de rue, non sans un certain soulagement, je me retourne et je vois qu’il est loin derrière.

J’atteins enfin la côte à la rue Berri, mon objectif ultime, et je commence à courrir pour la monter. Une fois rendu en haut, je constate que le vent est déchaîné en haut de la côte et ça a refroidi. Je continue de marcher jusqu’à chez moi. Je regarde ma montre, ça ma pris exactement 1 heure.

Le fond de ma pensée : Montréal est une ville très calme, pratiquement un grand village si on compare aux grandes villes américaines, mais dans certains lieux biens connus, la pauvreté, la drogue et la prostitution sont bien présents. Le nightlife y est plus mouvementé et un peu moins sûr.

Le Diable Vert

Avant d’entamer mon texte sur l’engagement, voici une petite critique catégorie Montreal Nightlife. Vaut mieux battre le fer quand il est encore chaud. Je suis sorti samedi dans un des bars-discos les plus courrus du plateau : le diable vert.

Malgré le fait que depuis longtemps, je n’aime pas particulièrement cet endroit, j’y suis allé samedi. Le groupe de sortie de la soirée avait déjà fait ce choix, alors pourquoi ne pas ré-essayer. J’ai bien aimé la soirée, mais pas pour le bar en tant que tel. Je n’ai pas encore compris le concept d’attendre dans un line-up pour sortir dans un bar qui n’a absolument rien de plus qu’un autre à mon avis. D’ailleurs, la piste de danse battait des records de compactage. Je dirais environ une personne au centimètre carré, on peut tu appeler ça de l’optimisation ? La musique était pas si mal et plutôt variée mais j’ai déjà vu mieux. Ce qu’il y a de particulier dans ce bar, c’est son caractère « branché » du plateau et sa couleur d’ambiance qui est rouge, symbolisant le diable. Ok, ça passe comme concept, c’est original mais je n’y vois quand même rien d’extraordinaire. Malgré tout, je ne vous le déconseille pas formellement, peut-être que vous apprécierez cet endroit plus que moi. À vous de décider si vous êtes prêt à vous tapper une file d’attente pour y entrer. Ah oui! j’oubliais un point positif tout de même important pour moi : je crois que j’étais pas mal dans la moyenne d’âge.

Site officiel (plutôt original soit dit en passant) : http://www.lesitedudiable.com/

Critique : http://www.biere.com/pq/articles/pa_bab_011011_diablequeue.html