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La peur de l’engagement, épisode 1

L’avantage de suivre un cours universitaire c’est que ça donne l’occasion d’écrire un billet. Bien entendu, j’écoute lorsque le prof dit des choses utiles (10% du temps), mais j’en profite pour composer lorsqu’il dit des choses complètement vides de sens, vous savez le genre de blabla qui tourne autour du pot et qui ne sert qu’à endormir (90% du temps). Cette loi du 90-10 s’applique aussi au nombre de cours concernés (90% des cours). Si mon calcul est bon, un cours normal de 3 crédits donne 48 heures de cours par session. Autrement dit, un gros 5 heures de cours sont utiles. Si on tient compte du fait qu’un cours coûte environ 300$, ça signifie que je paye 60$ de l’heure utile. Je préfère ne pas élaborer davantage sur ce sujet.

Le vif du sujet maintenant, l’engagement. Je ne pense pas être en meilleure posture qu’un autre pour mieux comprendre le problème, donc j’écris en gros ce que je pense ce soir et je verrai plus tard si j’écris un autre billet à ce propos.

Tout d’abord, dans un article précédent, j’ai reçu le commentaire d’une fille qui mentionnait que ce n’était pas juste un problème de gars. Je comprends qu’un certain pourcentage de filles de la trentaine évitent l’engagement, mais je crois que c’est une minorité. Une minorité qui augmente toutefois avec les générations. Dites moi le si vous croyez que je suis dans le champs. Oui les femmes ont le même genre de préoccupations que les hommes, mais il y a un facteur de plus : l’horloge biologique. Je pense que l’horloge biologique des femmes a un gros impact sur leur désir de s’engager. Instinctivement, elles cherchent une stabilité pour éventuellement fonder une famille. Je crois qu’on pourrait parler longtemps de ce sujet en fonction des femmes, mais je vais élaborer plus sur le point de vue des hommes puisque je ne peux que mieux comprendre…

Au lieu de dire « les hommes » ou « les gars », je vais dire « nous », c’est moins compliqué. Est-ce que nous avons un fort désir de fonder une famille un jour ou l’autre ? Je pense que oui pour un certain pourcentage, mais celui-ci se manifeste généralement de façon beaucoup moins forte, moins souvent et plus tard,donc cet aspect nous influence peu. À la base, je crois que c’est ce qui explique le mieux la différence entre les hommes et les femmes sur la façon de voir l’engagement. Les femmes ont possiblement aussi peur de s’engager avec quelqu’un, mais cette peur est moins forte que leur désir de fonder une famille. En lisant la liste des « causes de la peur de l’engagement » que je me suis fait, je suis un peu surpris de constater que tous mes prochains points s’appliquent autant à la femme qu’à l’homme. C’est mon hypothèse du moins.

Les points en question :
- Puisque le nombre de familles monoparentales a explosé, l’image du petit couple parfait, marié et éternel, symbolisant la petite vie parfaite est de moins en moins convainquante.
- Dans la trentaine, une bonne partie des hommes et des femmes ont déjà vécu une relation de plus ou moins longue durée (disons 4 ans et plus). Les problèmes rencontrés durant ces années donnent la crainte de rencontrer ces mêmes problèmes ou déceptions dans ce nouvel engagement.
- Dans notre société hautement stressée et pressée par le temps, on passe facilement à autre chose lorsqu’on rencontre un problème important dans le couple, par peur de perdre son temps.
- Dans cette société de consommation, de fast food, de rapidité dont la phrase-clé est « vivre au maximum », on passe rapidement à autre chose lorsque le stade passion n’est plus à sont apogée.
- L’engagement n’est pas le chemin le plus facile. Le couple étant beaucoup basé sur le compromis, ça peut sembler beaucoup plus facile de ne pas en faire, que d’en faire…
- L’engagement représente une perte de liberté. Cette affirmation pourrait être longuement discutée. Peut-être dans un prochain texte…
- L’engagement entre un peu en contradiction avec ce que nous apprend la société. On nous apprend à être flexible, à être prêt à changer facilement et rapidement d’emploi, à s’adapter aux changement climatiques, aux changements de mentalités dus à la mondialisation, bref à tous les changements possibles.
- L’engagement symbolise l’exclusivité sexuelle. Sommes-nous faits pour ça ? Voilà un autre sujet qui pourrait s’éterniser.

C’était mon premier tour d’horizon.

Question en suspens : Comment se portera l’engagement dans les générations futures alors que la liberté et diversité sexuelle augmentent autant chez les gars que chez les filles ?

Ma conclusion : Je n’ai abordé qu’un seul aspect de l’engagement : la peur qu’il suscite. Je pense toutefois qu’il y a plusieurs avantages à l’engagement, et j’y crois encore. Ça fait peur ? absolument, mais est-ce qu’on doit toujours se laisser guider par nos peurs ? Je crois que la peur nous empêche souvent d’avancer, peut-être trop souvent…

Et vous, qu’est-ce vous en pensez ?

L’engagement et les craintes

J’aimerais élaborer un peu plus sur les craintes que plusieurs gars, dont moi, ont face à l’avenir, l’engagement, etc. Si vous avez des choses à dire là-dessus ou des questionnements, ça m’aidera sûrement à orienter mon texte alors surtout n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Je vous laisse sur cette question ouverte : Est-ce que les hommes ont peur de s’engager et de prendre la décision d’avoir des enfants parce que ça symboliserait la mort d’une certaine jeunesse et une forme de passage sérieux et officiel à l’âge adulte ?

Sur ce, bon vendredi soir !

L’inaccessible

La bille bleue coupée en deux est à la recherche de sa partie manquante. Impossible de savoir si cette partie manquante existe vraiment. Toutefois, tant qu’elle ne la trouve pas, elle se sent incomplète. Si elle ne la trouve jamais, elle pourra continuer à errer ici et là, mais elle aura toujours ce sentiment de vide et saura toujours au fin fond d’elle-même que sa vie aurait été toute autre si elle l’avait trouvée.

Maintes fois la bille croisa des billes bleuâtres et maintes fois elle essaya de se compléter avec celles-ci. Comment aurait-elle pu savoir si la bonne se trouvait parmi elles sans avoir essayée ? Avec certaines, elle essaya à plusieurs reprises, et avec d’autres pendant plusieurs années. À un moment donné, elle croisa une demi-bille rouge et essaya de se compléter avec elle en sachant très bien que ça ne fonctionnerait pas. Plutôt illogique n’est-ce pas ? peut-être que la peur de ne jamais trouver l’autre moitié de bille bleue l’a rendue illogique.

Ca y est ! Une demi-bille bleue à l’horizon. Trop loin toutefois pour qu’elle soit certaine. Elle approche mais la couleur est de plus en plus flou. La bille a la frousse : « oui je crois que ça peut être elle. Mais si ce n’est pas le cas, combien d’années cela prendra avant de croiser la bonne ? Et si jamais c’est la bonne et qu’elle se sauve ? ». Elle est maintenant tout près. La bille a une sensation étrange, un mélange de forte attirance et de peur. Cette intuition, ou ce sentiment est tellement inhabituel que la bille se retourne et se sauve.

Se conter des histoires

Tout un art ça, se conter des histoires. C’est un domaine qui, en apparence, semble être réservé aux femmes. Ce n’est qu’une apparence. Ne pas se conter d’histoires revient à être complètement blasé ou avoir vécu des événements qui ont éteint toutes lueurs d’espoir. Et encore ! Oui je le déclare, en tant que gars de 30 ans, il m’arrive effectivement de me faire des scénarios. Ce n’est pas toujours très conscient. Ça reste souvent dans le flou, un peu comme un rêve, mais ça m’arrive et je suis certain que je suis loin d’être le seul. Détrompez-vous, par scénario je ne parle pas d’une scène essentiellement 3X et dépourvue d’émotions, qui est un sujet bien réel mais qui est tout autre selon moi. Je parle d’un croisement de regards, d’une discussion, d’un rendez-vous d’une quelconque nature. Appelons ça simplement une rencontre. Une rencontre émouvante à un certain niveau, qui donne le goût de respecter, de tenter de comprendre cette personne et de l’aimer d’une façon ou d’une autre.

J’aimerais savoir ce que vous en pensez, est-ce que je suis dans la track ou tout simplement un martien ?

Même si mes textes reflètent mes pensées, je reste un peu dans le gris par rapport à ma vie personnelle et c’est intentionnel.