Il est 20 h00. Il pleut, c’est frisquet et humide dehors… un authentique temps d’automne. Juste assez pour en décourager plus d’un à quitter le petit confort de chez soi pour aller prendre quelques bouffées d’air à l’extérieur. Malgré ça, je me dis qu’il faut absolument que je bouge et je suis absolument incapable de me motiver pour aller au gym. Je finis par me décider à aller faire une marche rapide d’environ 1 heure. J’enfile mon super-ensemble de plein air, le petit kit parfait pour aller marcher, et je pars à un rythme relativement rapide.
Malgré la température et le fait que nous sommes lundi soir, il y a de la vie sur Mont-Royal. Je croise une fille au joli sourire, je poursuis ma marche, je prends de grandes respirations d’air pur (si elle l’est…), je croise un autre joli sourie, une autre grande respiration… le parfait bonheur. Le fait que je sois bien habillé m’aide à percevoir très positivement cette ambiance automnale.
Après une demi-heure de marche, je dépasse un couple qui discute fort :
- T’as pas d’affaire à me traiter comme ça (le gars).
- T’as juste à t’occuper de tes affaires et ça n’arrivera pas (la fille).
- Voyons bordel, c’est quoi le problème, lâche moi un peu (le gars).
Dans mon for intérieur, je les plains. Je suis à la limite de trouver ça drôle, mais j’ai hâte de ne plus les entendre.
- Je pensais que t’avais dépassé la phase ado depuis longtemps (la fille).
- Et toi ta phase « ma tante » (le gars).
Je commence à trouver ça moins drôle. Ils ont accélérés le pas derrière moi. Cette foutue chicane me suit.
J’accélère le pas. Leurs voix finissent pas s’estomper. Ca y est, je tombe sur la lumière rouge au coin de Marie Anne et St-Denis. Quelques secondes passent. La lumière tombe au vert. Trop tard, la foutue chicane m’a rattrapée.
- Cr*** vas-tu finir par me sacrer patience (le gars).
- Les nerds, tu commences à m’énerver un peu trop (la fille).
J’accélère le pas à nouveau, ils accélèrent aussi… un peu trop. Juste assez pour que je les entende. Je croise à nouveau Mont-Royal, sur laquelle je m’empresse de bifurquer. Les deux petits clowns me suivent encore.
Cette fois j’en ai assez de leur caliboire de lavage de linge sale en public.
Je change de côté de rue et je finis par aboutir chez moi, peu fier d’avoir perdu mon sourire.
Une fois chez moi, je déniche un vidéo drôle sur youtube. Enfin, j’ai réussi à semer la cr**** de chicane !!!!
P.S. Avis aux coeurs sensibles, la fin est un peu brutale.