Le chantier après la tempête

Lorsqu’il y a une tempête de neige à Montréal, comme vendredi dernier, la Ville sort son arsenal. Toute machine conçue de près ou de loin pour ramasser la neige est mise à contribution. Les automobilistes qui se stationnent en bordure des rues doivent surveiller la signalisation puisque pendant ou après la tempête, des pancartes sont installées pour indiquer à quel moment la gratte passera. Si vous oubliez votre voiture et que les cols bleus sont rendus à la parcelle de rue où vous êtes stationnés, vous verrez votre voiture se faire remorquer et vous en défrayerez les frais. Jusque là, tout me paraît logique. C’est au citoyen de vérifier régulièrement les pancartes.

Maintenant, mon questionnement concerne la gentillesse de la Ville en question. Les cols bleus et la Ville pensent tellement à notre bonheur, qu’ils s’assurent une deuxième fois que nous avons bien vus les pancartes. Ils circulent en camion avant que la gratte passe et ces camions émettent des sons qui ressemblent probablement à une alarme d’attaque nucléaire. Tout ça pour nous avertir une deuxième fois que notre voiture risque de se faire remorquer. Toutes mes félicitations à l’administration municipale. Le mélange de sentiments d’inquiétude et de frustration créé par ces alarmes datant de la 2ième guerre mondiale ne peut faire autrement qu’être efficace, même chez ceux qui n’ont pas de voiture.

Dommage, je n’ai pas trouvé de vidéo où on aurait pu entendre l’alarme en question…

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