Est-ce que votre travail est satisfaisant ? (partie 2)

Suite à mon dernier billet, j’ai eu quelques commentaires me disant que je devrais ajouter tout ce qui entoure le travail, tels que le temps de transport et ce qui se fait sur les lieux du travail : l’heure du dîner, etc.

Je suis d’accord avec ça, mais en partie seulement.

Tout d’abord, l’heure du dîner. Pourquoi compter l’heure du dîner alors qu’on prendrait le temps de dîner aussi même si on ne travaillait pas ? Je vais plutôt le compter comme étant une contrainte. On se trouve contraint de dîner près du travail, on a une restriction sur le temps et l’emplacement du dîner, ce qui nous apporte quelques inconvénients. Je vais donc couper la poire en deux. Un travailleur moyen a 1 heure de dîner. Je calcule une demi-heure de dîner puisque je considère que la moitié de cette heure ne concerne pas le travail. C’est arbitraire, mais encore une fois j’essaye de représenter la réalité le plus fidèlement possible.

Maintenant, concernant le transport. Dans la région de Montréal, je crois qu’on s’en sort difficilement en bas de 30 minutes pour se rendre au travail. Les banlieusards qui viennent travailler à Montréal ont souvent un trajet d’un heure. À l’opposé, ceux qui habitent en région ont souvent moins de 15 minutes à faire pour s’y rendre. Bref, prenons 30 minutes comme moyenne raisonable. Dans ma tentative de bien représenter la réalité, j’ajoute 30 minutes de temps consacré à penser au travail en dehors des heures passées au bureau.

Bref, j’ajoute au calcul de mon billet précédant, un total de 1:30 par jour consacré au travail. Je suis donc rendu à 44.5 heures par semaine consacrées au travail.

Après avoir refait tous les calculs et arrondi un peu les coins, voici mon constat final, qui je pense est plus réaliste :

4 heures sur 10 de notre temps conscient est consacré au travail.
6 heures sur 10 pour tout le reste.

En effet, ça change un peu la donne…on se rapproche du 50-50.

4 Réponses vers “Est-ce que votre travail est satisfaisant ? (partie 2)”


  1. 1 Alegria février 28, 2007 à 5:40

    Je suis d’accord avec toi. Et j’ajouterais que tout est une question de perspectives.
    Avant d’avoir mon bébé,je pouvais facilement passer 65 % de mon temps à penser/participer/m’investir dans mon travail. On sait tous que le travail bénévole ne manque JAMAIS dans une école: concerts de musique des élèves, journée Portes ouvertes pour les futurs élèves, gala méritas, activités sportives à superviser le week-end, etc. Bref, si je le voulais, je pourrais passer 95 % de mon temps à l’école et ne rentrer chez moi que pour me doucher et dormir. :)

    Mais là, depuis que j’ai eu Félix… mettons que le travail est loinnnnnnn dans ma liste de priorités! Ok, je suis encore en congé de maternité pour quelques mois, mais je sais déjà que j’aurai mieux à faire le samedi matin que d’aller coacher un tournoi de soccer ou d’aider à décorer la scène pour la pièce de théâtre du samedi soir. Je laisse maintenant ça à d’autres, qui n’ont pas d’enfants peut-être, mais moi, je veux passer du temps avec mon enfant. Je vais vouloir passer du temps avec mes élèves aussi, mais je devrai me contenter de développer des liens avec eux DANS mes cours ou pendant une journée « normale » de travail.

    Donc dans le fond, le nombre d’heures au bureau est presque aléatoire, c’est vraiment ce qu’on en fait, la « gestion » qui est importante. Bon je sais que c’est pas tout le monde qui travaille dans une école, mais il y a toujours moyen de moyenner, à mon humble avis. :)

  2. 2 Da Funky Babe février 28, 2007 à 7:12

    La trentaine a retrouvé l’inspiration. Bravo !!

  3. 3 Amourable mars 1, 2007 à 1:18

    Alegria.
    Votre travail semble une passion. Alors ce n’est pas vraiment du travail (dans le sens « contraint de travailler »). Le défie semble plustôt être une capacité de doser cette passion entre la vie familiale et ce que nous apporte un travail qui nous passionne.

  4. 4 La trentaine mars 1, 2007 à 3:28

    alegria : En effet, j’avoue que ton cas s’applique plus ou moins bien à mon calcul. J’essaye tout de même de représenter une année moyenne pour une majorité de travailleurs. Effectivement, le niveau de priorité du travail et le nombre d’heures peut fluctuer énormément d’une année à l’autre, je ne peux dire le contraire.

    da_funky_babe : Merci pour l’encouragement, c’est gentil. Je suis moins régulier mais je persévère :)

    amourable : Oui, ça aussi c’est tout un défi. J’ai l’impression qu’une grosse partie de notre vie consiste à rester en équilibre !


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