Archive pour février 2007

Est-ce que votre travail est satisfaisant ? (partie 2)

Suite à mon dernier billet, j’ai eu quelques commentaires me disant que je devrais ajouter tout ce qui entoure le travail, tels que le temps de transport et ce qui se fait sur les lieux du travail : l’heure du dîner, etc.

Je suis d’accord avec ça, mais en partie seulement.

Tout d’abord, l’heure du dîner. Pourquoi compter l’heure du dîner alors qu’on prendrait le temps de dîner aussi même si on ne travaillait pas ? Je vais plutôt le compter comme étant une contrainte. On se trouve contraint de dîner près du travail, on a une restriction sur le temps et l’emplacement du dîner, ce qui nous apporte quelques inconvénients. Je vais donc couper la poire en deux. Un travailleur moyen a 1 heure de dîner. Je calcule une demi-heure de dîner puisque je considère que la moitié de cette heure ne concerne pas le travail. C’est arbitraire, mais encore une fois j’essaye de représenter la réalité le plus fidèlement possible.

Maintenant, concernant le transport. Dans la région de Montréal, je crois qu’on s’en sort difficilement en bas de 30 minutes pour se rendre au travail. Les banlieusards qui viennent travailler à Montréal ont souvent un trajet d’un heure. À l’opposé, ceux qui habitent en région ont souvent moins de 15 minutes à faire pour s’y rendre. Bref, prenons 30 minutes comme moyenne raisonable. Dans ma tentative de bien représenter la réalité, j’ajoute 30 minutes de temps consacré à penser au travail en dehors des heures passées au bureau.

Bref, j’ajoute au calcul de mon billet précédant, un total de 1:30 par jour consacré au travail. Je suis donc rendu à 44.5 heures par semaine consacrées au travail.

Après avoir refait tous les calculs et arrondi un peu les coins, voici mon constat final, qui je pense est plus réaliste :

4 heures sur 10 de notre temps conscient est consacré au travail.
6 heures sur 10 pour tout le reste.

En effet, ça change un peu la donne…on se rapproche du 50-50.

Est-ce que votre travail est satisfaisant ? (partie 1)

Un commentaire reçu sur mon dernier billet m’a donné l’idée de parler de ce sujet. D’ailleurs, c’est un sujet qui revient souvent dans mon entourage depuis quelques temps. À quel point doit on aimer son travail pour déterminer si celui-ci est satisfaisant ou non ?

Je pense qu’il y a plusieurs aspects à considérer. Commençons d’abord par un petit calcul. Quelle proportion de notre vie consciente passons nous au travail ? Si je base mon calcul sur une moyenne de 37 heures de travail par semaine, et que je prends pour acquis que toi et moi dormons 7.5 heures par nuit, voici quelques chiffres qui en ressortent :

Dans une semaine,
Heures totales : 168
Sommeil : 52.5
Heures conscientes : 115.5
Travail : 37
Pourcentage du temps conscient passé au travail : 32 %
Pourcentage du temps conscient pour la vie en dehors du travail : 68 %

Dans une semaine moyenne, on passe le tiers de notre vie consciente au travail. Si on fait le même calcul mais étalé sur une année en considérant 5 semaines de vacances, le résultat est un peu plus bas, donc 29% du temps passé au travail, et 71% pour le reste.

Pour résumer tout ça le plus simplement possible, voici comment nos heures hors-sommeil sont utilisées :

3 heures sur 10 au travail.
7 heures sur 10 pour tout le reste.

Le résultat me surprend un peu. Moyennement, on passe moins de temps au travail que je l’aurais cru.

Dans un prochain billet, je proposerai un calcul pour que vous puissiez déterminer si votre travail est satisfaisant.

Est-ce que nos exigences concernant le travail devraient être moins élevées en général compte-tenu de la proportion de temps qu’on y passe ?

Voici un petit clip assez tordant, la question est : est-ce un employé de la Ville ou du Fédéral ?

Le déguisement

Je suis dans l’autobus de l’avenue Mont-Royal. Je n’ai pas très long à faire mais j’ai le temps d’observer autour de moi. D’ailleurs je n’ai que ça à faire en attendant d’arriver à destination. Un flot de 16-17 ans vient s’asseoir sur les bancs perpendiculaires situés face à moi. Il porte une tuque, des lunettes de soleil, des écouteurs et il mâche une gomme de façon très évidente… trop évidente. En s’assoyant il place son pied sur le banc face à lui, à quelques millimètres du gars qui y est assis. Le gars, un jeune de 12-13 ans j’imagine, semble intimidé quelques secondes mais ne semble plus trop s’en faire par la suite. Dans ma tête, je perçois le look et la gestuelle du flot de 16-17 ans comme de l’arrogance. Je me dis « pauvre petit con ».

Il a l’air un peu nerveux. Il n’arrête pas de regarder furtivement à gauche, ensuite à droite, à gauche, et ainsi de suite. Je me place tout à coup d’un autre point de vue. Je me rappelle de quand j’avais son âge. Par sa nervosité, je me dis que sans le savoir, il accorde beaucoup d’importance au regard des autres et à l’image qu’il projette. En mâchant fortement sa gomme, en déposant son pied presque sur son voisin, en portant une tuque et des lunettes fumées, je me dis qu’il veut projeter l’image contraire, par ce désuisement, de ce qu’il est en réalité. Au lieu de m’inspirer le sentiment négatif que j’avais au départ, qui m’aurait donné le goût de lui donner une taloche pour lui expliquer comment respecter son entourage, il m’inspirait maintenant une certaine pitié. Les ados ont tellement peur d’avoir l’air de ce qu’ils sont, autrement dit des jeunes un peu nerveux et craintifs face à la vie, qu’ils portent un déguisement, comme j’en portais un aussi à cet âge, même s’il était plus subtil. Un déguisement qui représente la nonchalence, l’absence de peur face au présent et à l’avenir.

Plus j’y pense et plus je me dis que le déguisement n’est pas réservé aux ados. Il est partout. Plus les gens sont vieux et plus leur déguisement est subtil et raffiné. Il est amélioré d’année en année pour se fondre de mieux en mieux dans ce décor que représente la société. Comme à l’halloween, certains sont meilleurs que d’autres dans le rôle qu’ils jouent dans leur déguisement. Moi qui avait des pensées négatives envers ce pauvre ado. Il se déguise maladroitement puisqu’il en est à ses tout débuts, ça va lui passer avec le temps…

Les invincibles – 12 février

Puisque mon thème est la trentaine, je vous reviens maintenant avec un commentaire sur l’émission de ce soir des Invincibles. C’était à mon avis une des émission les plus loufoques. Nos 4 personnages sont sérieusement dans le pétrin. Encore une fois, félicitations aux deux auteurs, François Létourneau et Jean-François Rivard pour avoir réussi à imaginer toute cette merde dans laquelle ils baignent présentement. Incroyable !

P-A retourne chez son père, Carlos n’arrive même pas à payer le voyage et s’apprète à faire un détournement de mineure (pour voir son fils ?) je l’ai pas trop catchée celle là. Steve le bi-curieux va jusqu’à embrasser son ami Rémi pour arriver à ses fins et Rémi pète littéralement une coche. Qu’est-ce qu’on peut supposer pour les 4 personnages pour la suite ? J’hésite entre Punta-Cana et la prison… chose sure, ce n’est pas l’action qui manque !

Je crois que Les Invincibles est vraiment une émission culte. Ce n’est pas donné à tout le monde de la trentaine d’apprécier ce style d’humour. Est-ce que vous l’écoutez ?

Un petit extrait de la saison passée pour se remémorer des bons souvenirs. Carlos, toujours aussi ambigu.

Survie

Ce blogue n’est pas encore mort. Il se bat pour sa survie, il cherche l’inspiration, il n’a pas dit son dernier mot. Un texte à venir prochainement …